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Les Web TV réclament une reconnaissance publique et institutionnelle

Ce jeudi 25 octobre a eu lieu à la Sabam un événement pour officialiser et célébrer FedeWeb, la Fédération des Web TV belges francophones. Une cinquantaine de personnes ont fait le déplacement, dont des Web TV françaises comme BanguiWood TV (la plus grande plateforme de vidéo centrafricaine), intriguées par l’initiative dont l’équivalent n’existe pas chez eux.

C’est une vidéo présentant les 15 premiers membres de FedeWeb qui a donné le coup d’envoi de l’événement. On y a découvert des citoyens passionnés qui depuis quelques années se sont mis au service de la collectivité en proposant aux internautes une offre alternative, en portant des voix peu relayées, en répondant à des services publics tels que l’éducation permanente, le développement culturel, l’information locale ou encore la cohésion sociale. Avoir un portail propre, rester distributeurs et éditeurs de leurs contenus, créer un véritable dialogue sur le long terme avec les internautes, œuvrer pour l’intérêt général, faire rayonner la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est ce qui différencie ces Web TV des vloggeurs.

« Au niveau du gouvernement, nous regardons d’un œil positif le fait de s’approprier les différents modes de communication pour toucher tous les publics de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous sommes heureux de voir que le foisonnement qui existe et qui est à l’œuvre dans le secteur des Web TV, où il y a une réelle ébullition et un pluralisme des formats, de la prise de parole, de la pensée, participe réellement à cimenter les liens sociaux entre les différents publics », a déclaré Thomas Gilson, attaché audiovisuel/médias au cabinet Marcourt.

Noël Theben, responsable de l’unité télévisions au CSA également présent, a invité à découvrir et à valoriser ce secteur : « Du dialogue interculturel, de la musique, du micro-local, de l’action, beaucoup d’humour, une vingtaine de télévisions et des centaines d’heures de programmes. Les Web TV constituent une petite bouffée d’air frais dans le débat public, un apport encore méconnu à la diversité de notre paysage audiovisuel, un apport qu’on vous invite à découvrir et à valoriser« .

« Les Web TV sont souvent présentées comme étant la télévision de demain. C’est peut-être déjà le média d’hier, le Web va vite et nous sommes appelés à nous renouveler sans cesse. A l’instar des télévisions locales et des radios associatives, il était important de se fédérer afin aussi de profiter de davantage de ressources pour renforcer la qualité de notre offre« , a précisé Serge Mpatha, administrateur délégué de FedeWeb. FedeWeb souhaite représenter et promouvoir les Web TV, créer des synergies entre elles, favoriser des mutualisations, défendre leurs intérêts, leur apporter une assistance juridique et les informer sur tout ce qui touche à leur profession. Cette union des Web TV vise ainsi à procurer à ses membres tous les services et les ressources utiles à leur développement, dans une perspective d’encouragement à la citoyenneté active et à l’enrichissement culturel. La fédération fraîchement constituée se positionne ainsi comme un interlocuteur privilégié pour assurer et garantir la visibilité et porter les revendications de ses membres.

« A court terme, c’est une reconnaissance publique et institutionnelle qui est recherchée car si les motivations restent intactes, les forces vives s’épuisent et le bénévolat connaît certaines limites« , a insisté Veronica Rocha, administratrice déléguée adjointe de FedeWeb.

Pour la Sabam, le fait qu’une Fédération se constitue permettra de faciliter le contact avec les Web TV belges francophones et permettra de renforcer le lien de la Sabam avec l’ensemble des Web TV partenaires de cette Fédération.

Une vingtaine de Web TV sont actuellement déclarées au CSA. Quinze d’entre elles sont déjà membres de FedeWeb. A ce jour, la communauté active touchée par l’ensemble de membres est composée de presque 500 000 personnes.  Ensemble, ils ont crée une cinquantaine d’équivalents temps-plein et font travailler de nombreux sous-traitants indépendants grâce souvent à un business model alternatif. A cela, il faut ajouter plus de 80 bénévoles et une cinquantaine de stagiaires qui se forment par le biais de ces médias citoyens.

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